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  Le ras-le-bol des gérants de cafés, hôtels, restaurants  
 

Le ras-le-bol des gérants de cafés, hôtels, restaurants

jeudi 05.06.2008, 04:53 - La Voix du Nord

  •   Baisse du pouvoir d'achat, interdiction de fumer,... les gérants des cafés, hôtels et restaurants en ont assez.

|  TABAC |

Le syndicat professionnel des cafés, hôtels, restaurants de Calais Côte d'Opale a tenu son assemblée générale lundi après-midi. L'interdiction de fumer dans leurs établissements et la possible mise en place d'éthylotests à l'entrée des cafés et discothèques ont alimenté les discussions.

«  Pourquoi serions-nous encore responsables ? » La question, soulevée lundi par Hervé Lefebvre, vice-président des cafetiers, devait trotter dans la tête de la plupart des adhérents de l'UMIH, rassemblés en assemblée générale. L'expression d'un ras-le-bol. D'abord la cigarette qu'on interdit dans leurs commerces. «  On se retrouve avec des problèmes de bruit liés au voisinage, que nous ne pouvons pas gérer  », souligne au passage Hervé Lefebvre. Et puis, maintenant, le spectre d'une nouvelle législation qui imposerait la mise en place d'éthylotests dans les cafés et boîtes de nuit. Un sujet qui nourrit les craintes chez les professionnels concernés, même si la proposition n'est pour l'instant qu'à l'état de projet. «  Et c'est à nous qu'on demande maintenant de gérer les automobilistes, s'indigne Hervé Lefebvre.

Il serait préférable, plutôt, de sensibiliser la grande distribution. » Le sentiment que ce sont toujours eux, les petits, qui trinquent... Surtout qu'à Calais, la conjoncture n'a pas non plus joué en leur faveur. Les récentes grèves, qui ont entraîné un blocage du port, ont fait baisser la fréquentation.

Plus de fléchage hôtelier

Autre problème spécifique à Calais, énoncé lundi : le fléchage hôtelier a été retiré fin 2007. Les gérants des établissements concernés souhaiteraient qu'il soit rétabli. «  Nous avons été alertés du problème il y a peu, a signalé Natacha Bouchart.

On va voir ce qu'on peut faire. » Pour elle, comme pour Jean-Marc Puissesseau et Philippe Blet, également présents à la réunion, une chose est sûre : pour que ça aille mieux, il faut jouer à fond la carte du tourisme. Car, c'est bon pour le commerce. Dans ce sens, le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Calais a promis de remettre au maire, d'ici la fin septembre, une étude qui annoncerait ce qu'il convient de faire pour que la ville devienne une véritable destination touristique.

Les personnes de l'assemblée sont quand même revenues à des sujets qui les touchaient plus directement. Ainsi, Claude El Fassy, gérant de la brasserie Le Bureau, s'est-il insurgé contre le montant de la TVA, qui, en dépit des promesses faites par le gouvernement en 2004, n'a toujours pas baissé. •

A. V.



  Interdiction de fumer : le point six mois après  

Interdiction de fumer : le point six mois après

jeudi 05.06.2008, 04:53 - La Voix du Nord

 Au Bureau, un système d'ardoises permet aux fumeurs de ne pas perdre leur table.

Il y a ceux qui souffrent. Et il y a ceux qui s'en sortent bien. Six mois après l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans les bars, cafés, discothèques et restaurants, premier bilan du côté des établissements concernés.

PAR AMÉLIE VERMEULEN

calais@lavoixdunord.fr Claude El Fassy, gérant de la brasserie Le Bureau, rue Royale, a le sourire. L'interdiction de fumer dans les bars, cafés et restaurants, entrée en vigueur il y a six mois, n'a pas fait fuir ses clients. Au contraire. Le restaurateur a même dû acheter deux sièges bébés, un équipement dont il ne disposait pas, pour accueillir une clientèle jusque-là peu encline à fréquenter l'établissement. «  Les jeunes parents viennent désormais plus facilement », concède-t-il. Pas de baisse de fréquentation significative, donc, depuis le 1er janvier.

Thierry Leblanc, gérant du café-tabac Le New, rue Delcluze, ne peut pas en dire autant. Comme la plupart des bars de quartier, il souffre de la nouvelle législation. Situé sur un coin de rue, son café ne dispose pas de terrasse pour recevoir les fumeurs... «  Certains de ceux qui prenaient ici leur café du matin ne viennent plus car s'ils venaient, c'était aussi pour fumer. Quant à l'apéro, les consommateurs ont tendance à l'écourter. » Le chiffre d'affaires de l'établissement en a pris un coût. «  Entre 15 et 20 % de baisse », assure Thierry Leblanc. Il a bien installé une nouvelle télé et un canapé pour inciter la clientèle à rester plus longtemps, mais les lendemains sans tabac restent difficiles. On respire encore, mais de plus en plus difficilement.

De nouveaux aménagements, Claude El Fassy y a eu droit aussi. Sauf que dans son cas, les motifs ne sont pas les mêmes. Il s'agit cette fois de parvenir à réguler le flot des clients, fumeurs et non-fumeurs. Un vrai casse-tête au tout début de la mise en place de l'interdiction de fumer car, explique-t-il : «  Des gens s'asseyaient aux tables des fumeurs croyant qu'il n'y avait personne, alors qu'ils étaient en train de fumer dehors. »

Nuisances sonores

Il a vite fallu réfléchir à une solution au problème. Claude El Fassy a opté pour un système d'ardoises, que les fumeurs posent sur leur table avant d'aller fumer dehors. Plusieurs de ses confrères ont copié le système. « Le va-et-vient est beaucoup plus important qu'avant, observe le gérant du Bureau. L'ambiance s'est déplacée. Avant, elle était à l'intérieur. Maintenant, les clients stationnent et chantent dehors. Le souci maintenant, c'est que nous allons être confrontés à des problèmes sonores avec le voisinage. Et dehors, on ne peut pas tout contrôler



  Commerces, sites touristiques, hôtels et restaurants unis pour fidéliser les Anglais  

Tourisme

Autour d'une carte d'avantages : la C + Card

Commerces, sites touristiques, hôtels et restaurants unis pour fidéliser les Anglais

mardi 12.02.2008, 14:00
Les professionnels s'unissent pour faire revenir les Anglais sur le Calaisis. Les professionnels s'unissent pour faire revenir les Anglais sur le Calaisis.

Conserver les Anglais sur le littoral, c'est l'objectif affiché de la C + Card, lancé par Cité Europe, en partenariat avec les Sites touristiques du Calaisis, les Toques d'Opale et le club hôtelier de Calais.

« Nous voulons fidéliser les Anglais avec une accroche touristique et de bonnes affaires », précise avec attachement Véronique Margerie, directrice du centre commercial, en présence des différents partenaires.
Gratuite, cette carte est disponible pour tous et est à retirer au kiosque accueil de Cité Europe. Elle permet notamment d'avoir des réductions sur les entrées dans les sites touristiques, d'avoir un petit-déjeuner gratuit pour une nuit passée dans l'un des hôtels du club hôtelier ou encore de se voir remettre une bouteille de vin gratuite dans les restaurants pour 70 euros de plats consommés.

Grande campagne
de communication

Une grande campagne de communication est lancée pour toucher le plus grand nombre de personnes, notamment à travers un site internet (www.cpluscard.com) et à du mailing sur 28000 adresses anglaises, « de personnes résidentes dans le Kent ou la région de Londres, aimant la France et venant chez nous par Eurotunnel ou les ferries », détaille encore Véronique Margerie.
Internet est le pivot auquel s'attachent les Calaisiens pour faire connaître la C + Card. Ils ont aussi conclu un partenariat avec Eurotunnel qui diffusera les plaquettes d'informations à bord de ses navettes. « On peut ainsi se créer sa carte provisoire sur internet et imprimer les coupons de réductions, poursuit-elle. Le but est aussi que les différents partenaires proposent régulièrement de nouvelles offres promotionnelles.
 »
35 000 euros d'investissements
En allant sur le site, les touristes peuvent ainsi trouver un hébergement, un restaurant, les visites touristiques ainsi qu'un lien pour acheter leur billet pour une navette d'Eurotunnel.
Cette initiative s'inscrit dans la suite logique d'un premier partenariat passé entre les équipements touristiques, les hôteliers et les restaurateurs pour déjà fidéliser la clientèle anglaise, qui a tendance depuis quelques années à traverser la Côte d'Opale, sans s'y arrêter. C'est avec l'arrivée en 2007 de Véronique Margerie que les commerçants ont décidé de s'associer à cette démarche.
C'est notamment Cité Europe qui prend en charge le budget communication de l'opération qui se chiffre tout de même à 35 000 euros. « Le but est vraiment d'avoir une bonne dynamique et une synergie entre nous et de s'ouvrir vers l'extérieur », ajoute Maryvonne Derepper, des Sites touristiques.
Et la directrice de Cité Europe de se fixer des objectifs ambitieux : « Je vise 10 000 cartes en un an, ce serait bien. Si ça marche, nous ne sommes pas fermés à d'autres partenaires comme Marques avenue ou les 4 B. Il faut vraiment se donner les moyens et faire tout ce qui est possible pour redonner aux gens l'habitude de venir à Calais. »
C.D.


Nord Littoral


  BERCK-SUR-MER  
 

Les restaurateurs et les hôteliers conscients des difficultés commerciales

mercredi 04.06.2008, 08:04 - La Voix du Nord

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 Depuis le début de l'année, concernant l'activité professionnelle, le moral n'est pas au beau fixe.

| BERCK-SUR-MER |

Le Syndicat professionnel des hôteliers restaurateurs et cafetiers du secteur de Berck et environs a invité ses adhérents à la réunion plénière de lundi, au restaurant de la Verrière du Casino. Une trentaine de membres ont fait le déplacement, un nombre inférieur aux invitations lancées.


Claudine Obert a souligné : « Tous les établissements ont leur importance pour le syndicat UMIH de Berck (Union des Métiers de l'Industrie Hôtelière). Nous rencontrons tous des difficultés dans nos entreprises, petites ou grandes. Notre assemblée est l'occasion de pouvoir vous informer : adhérents ou non, vos questions nous interpellent ainsi que les intervenants présents, en particulier, Claude Cordier, président départemental de l'UMIH et sa collaboratrice Delphine Gillion ».
Les activités du syndicat local se sont limitées aux demandes de renseignements concernant surtout la formation de trois jours nécessaire pour reprendre un établissement et pour pouvoir obtenir le permis d'exploitation, les renseignements juridiques (employés, propriétaires), les affichages exigés, la convention collective à la disposition du personnel, l'affichage des horaires et leur suivi et l'interdiction de fumer.
Les divers intervenants ont fait la lumière sur les premiers secours en entreprises, avec une préparation spécifique pour l'hôtellerie-restauration et les stages de formation sauveteur-secouriste du travail. En ce qui concerne ce point, un dossier complet a été présenté par l'équipe Hôtellerie-restauration-services aux entreprises de l'ANPE, agence Berck Côte d'Opale.
Le représentant de la Chambre de commerce a souligné l'activité commerciale peu évidente depuis le début de l'année. Le tourisme devrait se mettre à la portée de toutes les bourses, sans négliger le plus qui serait apporté par l'hôtellerie étoilée. On a entendu cette réflexion : «  Il est nécessaire de faire un projet de vie en revitalisant le milieu commercial. Au sud de la Côte d'Opale, la ville de Berck et son pourtour sont un peu isolés par rapport à Boulogne-sur-Mer. La Chambre de commerce devrait être plus présente par ici pour aider à mieux travailler ensemble. D'autre part, l'activité est trop encadrée par la loi. Une seule solution : il faut se donner la main pour faire face et redynamiser nos unions commerciales souvent paralysées par des mésententes internes ou le repli dans le “chacun pour soi”. » Les services de police et de gendarmerie, l'office de tourisme étaient présents à cette réunion ainsi que la municipalité, représentée par Vincent Léna, adjoint au maire pour le développement économique et touristique de Berck et Jeanine Leclercq, conseillère municipale chargée du commerce. •
> Contacts : Syndicathrc@wanadoo.fr. Tél : 03 21 23 28 02.
Syndicat local de Berck : Tél : 03 21 09 15 11. Permanences le mardi, de 15 h à 17 h au 44/46 rue de l'Impératrice 62 600 Berck



  La guerre de la prohibition déclarée contre les club-houses du Touquet  

La guerre de la prohibition déclarée contre les club-houses du Touquet

mercredi 04.06.2008, 04:55 - La Voix du Nord

 Le club-house du TAC Hockey a été visité par un huissier qui a constaté la vente de bière sans autorisation préalable.

|  VENTE D'ALCOOL |

La vente d'alcool dans les équipements sportifs et lors de manifestations de clubs de la station est dénoncée de longue date par des cafetiers se plaignant de « concurrence déloyale ». Pour la première fois, une action en justice visant le TAC Hockey et la ville va être entreprise.

PAR LAURENT BOUCHER

lboucher@lavoixdunord.fr Le contexte.- Du 10 au 12 mai, le TAC Hockey a organisé son traditionnel tournoi international de Pentecôte en réunissant quarante équipes. Les centaines de participants ont fait travailler cafetiers, hôteliers et restaurateurs la ville et de la région. Ils ont aussi consommé de l'alcool au club-house du club de hockey sur gazon lors des «  soirées privées » du samedi et du dimanche. De la bière (à 2 E le verre), vente soumise à une autorisation préalable du maire qui n'a pas été demandée, et peut-être de l'alcool fort, interdite par la législation sans détention de licence 4.

L'action.- Pour la première fois, après plusieurs demandes écartées par le passé, Thierry Grégoire, le président départemental de l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (UMIH), avait obtenu une ordonnance du président du tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer lui permettant de faire intervenir un huissier. Le constat a pu être dressé : de la bière a été vendue les deux soirs et des bouteilles d'alcool blanc ont été vues derrière le bar du club-house le deuxième soir.

Quelles suites ?- Parlant d'un « bar clandestin distribuant de l'alcool sans licence », le représentant des cafetiers s'apprête à déposer plainte contre le président du TAC Hockey et contre la ville du Touquet, représentée par son maire. Il entend réclamer des dommages et intérêts, en l'occurrence «  1 000 E par licence 4 exploitée au Touquet », somme qui serait «  reversée à une association des victimes de la route ».

Changer la loi ?- Au-delà du club de hockey, Thierry Grégoire vise les soirées des clubs touquettois (tennis, golf, rugby) et des club-houses (base nautique, centre équestre) où la vente d'alcool ferait rentrer pas mal d'argent dans les caisses associatives et paramunicipales. «  Nous sommes la seule structure départementale à avoir obtenu une ordonnance nous permettant de faire intervenir un huissier, souligne le président de l'UMIH. Nous voulons un jugement qui fasse jurisprudence pour aboutir à un nouveau décret. Il faut mettre au même niveau que tous les débits de boisson les club-houses avec une licence de catégorie



  du 6 octobre 2005  

du 6 octobre 2005
CONJONCTURE

FACE À UN RECUL DU TRAFIC TRANSMANCHE

La profession souffre à Calais

D'une année sur l'autre le passage des excursionnistes britanniques ne cesse de reculer à Calais. Des problèmes de passerelles au port n'ont rien arrangé ce premier semestre.


Pierre Nouchi, président du Syndicat
des CHR Nord-Pas-de-Calais.

Le trafic transmanche passagers du port de Calais a reculé de 17,3 % au premier semestre 2005. Les traversées de passagers en long séjour n'ont reculé 'que' de 8,7 %, mais le trafic des excursionnistes s'effondre de 30 %, après 3 années consécutives de baisses importantes. Bémol à ce constat, une bonne part de la baisse provient d'un double sinistre. En effet les ferries ont été gravement handicapés pendant deux mois et demi par la mise hors service de 2 passerelles. Depuis fin mai, la situation est revenue à la normale. Les résultats d'Eurotunnel sont meilleurs sur la période. Le lien fixe annonce des progressions de 1 % en trafic voitures, et 34 % en transport d'autocars. Mais ce très relatif succès concerne peu l'excursion locale. Or, les courts séjours destinés en grande part autrefois aux achats de tabac, vins et autres denrées, sont les plus importants pour les cafés et restaurants de la ville.
Sinistres mis à part, le marché décline en profondeur. La concurrence de l'aviation low cost, la remontée en France des taxes sur le tabac après l'abolition du duty free, l'euro fort, et peut-être la moindre attractivité de la destination France aux yeux des Britanniques accélèrent encore le processus. Depuis 2000, les restaurateurs et cafetiers calaisiens ont perdu 700 000 clients de passage.
"En 2004, nous avions perdu 3 à 4 % de chiffre d'affaires, compte Pierre Nouchi, président du Syndicat des CHR du Calaisis. Mais nous étions prêts à nous battre. L'accident de passerelle du 8 février a été un coup de massue. Nous avons vécu des semaines très difficiles. Sur près de deux mois, nous avons perdu 60 % de chiffre d'affaires. Mais au fond, c'est tout le marché qui devient structurellement peu porteur. Nous avions vécu sous un robinet de clientèle qui avait toujours coulé. Il y avait toujours du passage. à présent il faut lutter, s'organiser, se replier sur les marchés belges et néerlandais en attirant avec de très bons produits d'appel et travailler ensemble la destination touristique. La concurrence s'accroît. Déjà, les entreprises les plus fragiles disparaissent." Les hôtels ont moins directement souffert, mais sont aussi très concernés. Olivier Houtte (Holiday Inn Coquelles), président du Club hôtelier, constate que le flux régulier et permanent n'existe plus. "Notre réplique consiste à travailler le marché pour doubler la durée de séjour de 1 à 2 nuitées, explique-t-il. Nous sentons déjà un frémissement du côté de la clientèle belge." De lieu de passage automatique et obligé, le Calaisis s'organise donc pour tenter de devenir une destination touristique, tout en mettant en valeur une situation géographique qui reste exceptionnelle.
Alain Simoneau zzz70

En chiffres
L'hôtellerie souffre moins que la restauration et les cafés. Selon l'observatoire de l'hôtellerie du Calaisis, tenu par la CCI, le TO moyen du parc du ressort consulaire (1 800 chambres à 80 % à
Calais et périphérie) a atteint 62,5 % en 2004, 53,8 % de janvier à mai 2005 et 70,2 % en juin 2005. La clientèle britannique représente 70 % de l'occupation en ville, 75 % sur le littoral et plus de 80 % en hôtellerie rurale.



  du 12 février 2004  
du 12 février 2004 CONJONCTURE < HÔTEL GEORGE V À CALAIS (62)Forte baisse d'activité"Nous sommes tous en chute", constate Bernard Beauvalot, patron de l'hôtel George V à Calais, et membre du bureau de la CCI de Calais. Selon les adresses, le recul va de 10 à 20 % de TO moyen pour 2003. Bernard Beauvalot enregistre une chute de 10 à 20 % pour l'hôtel George V à Calais.L'observatoire de la CCI n'a pas encore livré ses conclusions pour l'exercice, mais d'un TO privilégié de 70 à 75 % ces dernières années à Calais ville, il faut s'attendre à un score plus près de 60 %. Des résultats qui s'expliquent à la fois par une baisse globale de la clientèle britannique, et par le nombre de chambres supplémentaires (285 chambres ouvertes par Accor sur le site du terminal Eurotunnel fin 2002 sous enseignes Ibis, Etap Hotel et Suitehotel). Cet apport a fait progresser l'offre de quelque 25 % à 1 440 chambres. Mais surtout, la clientèle britannique est en recul. La guerre d'Irak, le beau temps en Angleterre, la livre surévaluée à la suite du dollar, et pour couronner le tout la hausse des taxes sur le tabac en France, ont provoqué un recul du trafic touristique transmanche dès le début d'année 2003, confirmé jusqu'à la période de Christmas shopping. Le trafic passager du port de Calais a chuté de 8,4 % à 13,7 millions, les navettes d'Eurotunnel ont reculé de 2 % en nombre de véhicules transportés. Eurostar est en recul sur l'ensemble de l'année, avec une embellie les tout derniers mois, grâce à l'ouverture du premier tronçon de la ligne à grande vitesse vers Londres (mais le trafic de la gare de Calais Fretun vers l'Angleterre est confidentiel). L'essentiel est la chute des cars et des touristes d'un jour. Bernard Beauvalot signale aussi l'évasion vers la Belgique, le samedi, des touristes britanniques, qui vont chercher le tabac moins cher. Il reste au commerce calaisien le vendredi pour se consoler. Le début d'année 2004 est très calme. Les Calaisiens espèrent sans trop y croire une reprise cette année. La première compagnie de ferries britannique, P & O, a retiré un navire de sa flotte au 1er janvier, et se spécialisera dans le fret en mars. De plus, P & O se lance dans le 'low cost' en service de nuit. Pour des passagers qui ne s'intéresseront guère à l'hôtellerie calaisienne. A. Simoneau


  du 29 mai 2003  
AG SYNDICALE À CALAIS (62) Une réunion très pratique L'assemblée générale du syndicat des CHR de Calais, affilié à l'Umih, a eu lieu aux Attaques, un bourg situé à une dizaine de kilomètres de la ville, sur le thème 'Nos entreprises dans le système économique de Calais et environ'. Une occasion pour les professionnels de se situer par rapport à des partenaires très présents : les maires de Calais, des Attaques et de Oye-Plage, le président de la CCI, le directeur de l'Urssaf, le commissaire central de police, le Fafih. Tous se sont montrés "à l'écoute de notre métier", témoigne le président Pierre Nouchi. Les professionnels calaisiens dans l'ensemble payent leurs cotisations sociales, et sont plutôt en règle avec le bruit, le stationnement et autres réglementations. Ecoute sur la gestion de la plage et de la circulation les samedis soir, par exemple. Cette année, à l'exception de quatre temps forts au plein été, la circulation ne sera pas interdite. Ecoute des maires aussi et des partenaires sur des questions très pratiques. L'AG s'est prolongée par des tables de travail avec le Fafih, un cabinet d'expert-comptable, ou un responsable du tri sélectif des ordures ménagères. Les professionnels ont entendu le président de la CCI, Jean-Marc Puissesseau, exposer les projets qui les intéressent, en matière d'aménagement du centre-ville, d'actions de développement économique, et de création d'événe-ments. Les chiffres du trafic transmanche montrent que Calais éprouve des difficultés à capter le passage. La CCI s'est donc engagée dans une politique de création d'événements centrés sur la voile. En 2002, ce fut la course des Phares Calais-Calais, inscrite au programme du championnat des multicoques. Cette année, le tour d'Angleterre en monocoques de 60 pieds partira de Calais. A. Simoneau zzz74v


  L'HÔTELLERIE n° 2665 Hebdo 11 Mai 2000  

Vie professionnelle
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L'assemblée générale du syndicat à Calais

Dur, l'après duty free

Les ventes hors taxe à bord des ferries aux terminaux ou aux aéroports ont disparu en Europe depuis le 1er juillet 1999. Les compagnies maritimes se sont adaptées à cette nouvelle donne en se repositionnant sur le strict marché du transport.

Les ventes à bord représentaient, il y a deux ans, plus de 50 % de leur chiffre d'affaires... Depuis, cette manne a disparu. Les coûts de traversée sont à présent réels, et sont passés de rien à 100 F à une fourchette de 600 à 2 000 F. Sur l'ensemble de l'année dernière, le trafic passager a baissé de 1 million d'unités, soit 6 % environ et en ce début d'année, le trafic passager comme de véhicules de tourisme baisse de près de 18 % sur deux mois. Dans le détail, on note l'effondrement du trafic piéton et la forte baisse du trafic excursionniste d'un jour. Lors de l'assemblée générale du Syndicat des CHR le 20 mars dernier, la profession notait un chiffre d'affaires en baisse de 20 à 30 % dans les secteurs les plus touchés, les cafés et restaurants de moyenne et petite gamme.

40 % de day trippers en moins
A la cité Europe, Bernard Hapiette, le plus gros exploitant, signale une baisse de 15 %. Certains, très dépendants des day trippers, les voyageurs d'un jour venus pour le shopping à bord et descendus le temps d'un repas et de quelques verres, perdent jusqu'à 40 %. "Nous avons eu des week-ends corrects, mais l'irrégularité s'installe", nous a confié Pierre Nouchi, La Sole Meunière à Calais, président des restaurateurs. Selon nos sources, la restauration au-delà de 200 francs de ticket moyen et l'hôtellerie souffrent moins. Cela s'explique par l'analyse du but des voyages britanniques. Ne restent désormais que les "vrais" touristes, ceux qui viennent pour un séjour d'agrément et non d'approvisionnement en alcools détaxés. Il reste toutefois encore un marché pour ces derniers, puisque les Anglais sont encore attirés par la différence de droits d'accises entre les deux pays. Mais ils voyagent moins souvent, sont lourdement chargés et ne viennent pas pour un bon repas au restaurant. Tout cela sera encore affiné par une enquête menée par un comité de pilotage présidé par le sous-préfet. A la suite de cette initiative viendra à l'ordre du jour la question de l'utilisation du budget "après duty free" décidé en comité interministériel d'aménagement du territoire, soit 125 MF pour Calais, dont 25 millions immédiatement disponibles. Quelle que soit l'utilisation de ces fonds, la restauration calaisienne devrait en bénéficier indirectement.

35 heures, sécurité, fiscalité
L'assemblée générale a reconduit en gros son bureau, avec toutefois deux entrants : Patrice Haultcoeur de l'Holiday Inn de Calais et Philippe Mené des Dunes, à Blériot-Plage. Raoul Degroote, La Ferme Normande, à Coulogne, est réélu président du Syndicat des CHR de Calais et de ses environs ; Bernard Beauvalot du George V, président des hôteliers ; François Bettremieux, président des cafetiers ; Pierre Nouchi, président des restaurateurs. L'AG a également mis l'accent sur les problèmes généraux de la profession : 35 heures, fiscalité, mais aussi les problèmes de sécurité en ville et la nécessaire rénovation urbaine de Calais. Certains adhérents ont parlé de délabrement de quelques îlots. S'agissant de la sécurité, les professionnels ne se plaignent pas vraiment d'agressions directes, mais craignent une dégradation de la quiétude urbaine du fait de la présence de nombreux ressortissants kosovars, albanais et d'autres pays de l'Est en attente d'un hypothétique passage en Grande-Bretagne. A cette inquiétude n'apparaît pas encore de réponse claire.
A. Simoneau


Au centre, Raoul Degroote, président du syndicat, entouré à sa droite du sous-préfet de Calais, Yannick Imbert, et du président (au premier plan) du Syndicat du Pas-de-Calais, Marcel Déplanque.

Terrasses et TVA

Les membres du syndicat ont décidé d'une grève de l'affichage en euros pour protester contre le maintien du taux "normal" de la TVA à 19,60 % sur la restauration. Le sous-préfet, Yannick Imbert, a eu beau plaider le fait que cette décision ne pouvait être qu'européenne, les restaurateurs calaisiens afficheront leurs prix en francs ou en livres, mais pas en euros...
 Les restaurateurs sont également très émus de l'augmentation très brutale (on parle d'une multiplication par six à huit) de la redevance d'occupation du domaine public maritime pour les terrasses situées en bord de mer. Et comme derrière se profile celle des



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